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19/10 - Jeu de l'entraide en Centre Bretagne

Description Les 18 et 19 octobre, le mouvement du Post-Urbain, dont nous sommes partenaires, organisent ses rencontres 2025 en Centre Bretagne, voir ici : https://www.post-urbain.org/copie-de-accueil

Adaptation Radicale y participe en animant un atelier-jeu de l'entraide sur le scénario "Le début de la faim...vers le post-urbain".
Seuls les dernières phases du scénario seront jouée dans le temps imparti de 10h00 à 12h00 le 19 octobre à Le Faouët. Animé par Thierry Raffin auteur du scénario.
Début de l'événement 19.10.2025 - 10:00
Fin de l'événement 19.10.2025 - 12:00
Horaire 10h00-12h00
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Code postal 56320
Ville le faouët
Mots clés jeu entraide

25 novembre 2025 - Le début de la faim aux journées "Biotopie" en Centre Bretagne

Description Le scénario "Le début de la faim ... vers le posturbain" sera proposé à la semaine d'immersion "Biotopie" proposée par l'Archipel du Vivant du 23 au 29 novembre en Centre Bretagne à Mellionnec.
Début de l'événement 25.11.2025 - 08:45
Fin de l'événement 25.11.2025 - 10:45
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Adresse Auberge de la belle étoile
Ville Mellionnec
Mots clés jeu entraide

7 Décembre 2025 - Le début de la faim lors d'un atelier SOLARIS à Lannion (22)

Description Suite à l'atelier "Qu'y a t il dans mon sac ?" du 2 novembre, la cellule Solaris de Lannion est partante pour l'organisation d'un partie du jeu de l'entraide sur le scénario "le début de la faim... vers le post-urbain" le 7 décembre.
Matin : début de la partie
midi : auberge espagnole
Après midi : fin de la partie et bilan de la partie
Début de l'événement 07.12.2025 - 09:30
Fin de l'événement 07.12.2025 - 17:00
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Ville Lannion
Mots clés jeu entraide

29 Janvier 2026 : Jeu de l'Entraide sur table à Die

Description Des jeux sérieux effrayants et drôles. Ce sont des récits participatifs qui embarquent 3 à 50 personnes dans une histoire de rupture de normalité. Il existe à ce jour une dizaine de scénarios (inondations, sécheresse, incendies, pénurie alimentaire...) où l'on doit affronter des situations tendues ou des catastrophes, qui nous remuent et interrogent les liens que nous avons avec d’autres.
Début de l'événement 29.01.2026 - 09:30
Fin de l'événement 29.01.2026 - 12:30
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Ville die
Mots clés jeu entraide

L’acte le plus radical à une époque d’indignation est de jouer


Nous ne sommes pas divisés par hasard ; notre distraction est délibérée. Pour contrer cette manipulation, il faut renouer avec ce qui nous rend humains, souvent par une activité aussi simple que le jeu. Cinq minutes de défilement suffisent pour ressentir la machinerie de l’indignation sur les réseaux sociaux : le pouls de l’indignation, l’invitation à choisir un camp, l’insinuation subtile que si l’on n’est pas en colère, c’est qu’on n’écoute pas. Des familles se déchirent à cause des gros titres, des amitiés se brisent à cause des algorithmes, et le désaccord est perçu comme un rejet. Et pendant ce temps, les crises semblent interminables.

Cette volatilité émotionnelle est conditionnée. L’actualité est conçue pour provoquer des réactions, car la peur nous maintient captivés, et cette captivité nous rend prévisibles. Selon une analyse du Pew Research Center, près de 60 % des Américains ont peu confiance dans la capacité des journalistes à agir dans l’intérêt public. Pourtant, malgré cette méfiance, la plupart d’entre nous restons immergés dans ce flux d’informations. Nous en doutons, mais nous ne parvenons pas à détourner le regard, car le système est conçu pour que le désengagement nous paraisse dangereux.

Une société maintenue dans un état d’alerte permanent est plus facile à gérer qu’une société qui pense par elle-même. Benjamin Franklin avertissait que ceux qui renonceraient à une liberté essentielle pour acquérir une sécurité temporaire ne méritent ni l’une ni l’autre. Ses paroles résonnent encore aujourd’hui. La peur rétrécit notre pensée. Elle restreint notre champ de vision. Lorsque nous sommes anxieux, nous troquons notre autonomie contre l’illusion de la protection.

La technologie accentue ce phénomène. L’intelligence artificielle rédige nos courriels, le GPS remplace notre mémoire et nos téléphones mémorisent tous les numéros que nous ne prenons plus la peine de retenir. Le problème ne réside pas dans les outils eux-mêmes. Après tout, les outils peuvent être formidables. Le danger réside dans la dépendance. Lorsqu’un outil censé aiguiser notre esprit commence à le remplacer, quelque chose de subtil se produit. Je le constate chez moi. Je peux encore réciter des numéros de téléphone de mon enfance, des numéros que j’ai composés à maintes reprises. Aujourd’hui, si je perds mon téléphone, je perds l’accès non seulement à mes contacts, mais aussi à une certaine capacité.

Cette petite panique révèle une vérité plus profonde : les facultés inexploitées s’atrophient. Et lorsque les facultés s’atrophient, les systèmes fondés sur la soumission prospèrent. Ils récompensent la prévisibilité. La colère et la peur nous rendent prévisibles. La créativité, la curiosité et la pensée divergente nous rendent plus difficiles à manipuler. La manipulation émotionnelle devient plus simple lorsque l’imagination se réduit.

Alors, où commence la souveraineté ? Ni à Washington, ni dans la Silicon Valley. Elle commence par l’autorégulation. Je ne peux pas contrôler l’actualité mondiale, mais je peux contrôler mon système nerveux. Je peux choisir de laisser mes émotions dépendre des derniers titres à la une ou de cultiver mon équilibre intérieur. Pour moi, cet équilibre passe par le jeu.

Le jeu est autotélique, une activité don’t la récompense réside dans l’activité elle-même. Lorsque je jongle, l’acte est la récompense. Aucune validation extérieure n’est requise. Le rythme me ramène au présent. Qu’est-ce que cela signifie ? Ma respiration se calme, mon corps se détend et mon esprit s’apaise. Ce changement est d’ordre neurologique, et la recherche le confirme.

Une étude portant sur la neurobiologie de la résilience au stress a révélé que les émotions positives, la nouveauté et les comportements exploratoires, éléments essentiels du jeu, renforcent les circuits neuronaux qui protègent contre le stress chronique. Autrement dit, le jeu accroît notre capacité d’adaptation, tandis que la peur la restreint. Dans cette perspective, le jeu devient une forme de résistance neurologique face à un conditionnement qui se nourrit d’anxiété.

Les enfants le démontrent instinctivement. Lorsqu’ils se retrouvent dans une aire de jeux, ils n’ont pas besoin de partager les mêmes convictions ou le même vécu ; ils demandent simplement : « On joue ? » L’idéologie n’a plus d’importance à cet instant. L’invitation à jouer ensemble dissout les barrières que les mots attisent souvent. J’ai été témoin de ce phénomène en direct : la tension s’est apaisée dans un parc dès qu’un petit cercle de footbag (aussi appelé Hacky Sack™) s’est formé. Des inconnus, arrivés en simples spectateurs, sont devenus des participants en quelques secondes, attirés par le rythme partagé de l’activité. Le rire modifie l’atmosphère et, à mesure que l’ambiance se détend, les liens se tissent plus facilement. Cet état d’esprit positif favorise l’ouverture, et cette ouverture rend la division plus difficile à maintenir.

Nous devons reprendre notre autonomie. Le jeu réel, comme lancer une balle, apprendre à jongler ou construire quelque chose entre amis, réintroduit la nouveauté, la résolution de problèmes et la collaboration. Elle élargit la capacité d’une manière qu’aucun algorithme ne peut reproduire. Ce faisant, cela entraîne l’adaptabilité, la qualité même don’t les enfants ont besoin pour naviguer dans un monde qui ne leur sera jamais parfaitement conçu.

D’aucuns pourraient argumenter que le jeu est futile face aux graves problèmes mondiaux. Je comprends cette réaction. Les guerres, l’incertitude économique et les bouleversements technologiques ne sont pas des jeux. Cependant, une population en proie à un stress chronique peine à résoudre efficacement les problèmes complexes. La peur chronique nuit aux fonctions exécutives et à la créativité. Si nous aspirons à un engagement civique plus éclairé, nous avons besoin de citoyens capables de maîtriser leur propre système nerveux.

Le jeu a ce pouvoir. Il forge la résilience, la flexibilité et le lien social. Il redonne le sentiment d’agir sur soi-même, car la récompense est intérieure. On n’attend pas de reconnaissance pour se sentir validé. On génère de la joie par la participation. Chaque fois que je jongle en public, je montre que tout est possible. Devenir adulte n’implique pas de renoncer à la joie. Un esprit joueur est moins vulnérable à la manipulation, car il n’est pas en manque de stimulation. Il n’a pas besoin de s’indigner pour se sentir vivant.

Une fois que l’on comprend que le jeu est fondamental, l’étape suivante devient étonnamment simple : réintégrer de petits moments de jeu dans son quotidien. Riez chaque jour, bougez, et apprenez une activité qui sollicite à la fois vos mains et votre esprit. Isolez-vous du bruit ambiant le temps d’écouter vos propres pensées. Invitez quelqu’un à jouer, même si cela vous paraît étrange au début. Protégez votre autonomie comme les générations précédentes ont protégé leurs libertés.

Nous ne maîtrisons peut-être pas les forces macroéconomiques qui nous entourent, mais nous pouvons maîtriser notre état d’esprit. Dans une culture avide d’indignation, choisir le jeu est un acte de résistance. C’est ainsi que nous retrouvons la clarté, que nous renouons les liens et que nous nous souvenons qu’au-delà du tumulte, nous restons humains. Dans le contexte actuel, le geste le plus radical que vous puissiez faire est de jouer.

À propos de l’auteur


Alexander « Zander » Phelps, alias  zPlayCoach , est un fervent défenseur du jeu, conférencier et fondateur
de HACKiDO, la Voie du Jeu. Depuis plus de trente ans, il explore le jeu par le mouvement comme voie
vers la vitalité cognitive, la résilience émotionnelle et le lien social. S’appuyant sur son expérience
personnelle, la recherche en neurosciences et son travail auprès d’écoles, de programmes de
réadaptation, d’entreprises et d’associations, Zander enseigne des pratiques accessibles, telles que la
jonglerie et des exercices de rire, pour aider chacun à atteindre un état de fluidité propice au jeu, à réguler
son stress et à retrouver une joie intrinsèque. À travers des ateliers, des conférences et son engagement
communautaire, il continue de promouvoir le jeu comme une pratique à intégrer tout au long de la vie,
bénéfique à la fois pour le cerveau et pour la communauté.

https://www.zplaycoach.com/

Jeu de l'entraide - Y'a plus d'eau dans le tuyau - au Festival des Palourdes

Description Animation du jeu de l'entraide sur le Scénario "Y'a plus d'eau dans le tuyau.." - Pénurie d'eau à Paimpol.
Animation par Thierry Raffin, lors du Festival des palourdes organisé par les Hameaux Légers
Début de l'événement 24.05.2026 - 14:00
Fin de l'événement 24.05.2026 - 17:00
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Ville Saint-André-des-Eaux
Mots clés jeu entraide

27 avril à 19h00 Saint Brieuc - Jeu de l'entraide en côtes d'armor

Description Janny a invité Thierry à animer une partie du jeu de l'entraide - sur le nouveau scénario "Y'a plus d'eau dans le tuyau" qui explore la question de la pénurie d'eau dans la presqu'île paimpolaise.
Ce sera dans les locaux de Mosaïk
C'est de 19h00 à 21h00...
Début de l'événement 27.04.2026 - 19:00
Fin de l'événement 27.04.2026 - 21:00
WhatsApp_Image_20260417_at_06.28.41.jpeg
Adresse Rue des écoles
Ville Plédran
Mots clés jeu entraide
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